La liste se fait la veille, pas le matin
Les oublis coûteux ne portent jamais sur la caméra. Ils portent sur l'adaptateur de monture, la carte au bon format, la deuxième batterie de la perche, l'élingue du projecteur accroché en hauteur. Une liste établie la veille et vérifiée à voix haute avec quelqu'un d'autre supprime la quasi-totalité de ces oublis. C'est aussi ce que nous faisons de notre côté avant chaque départ.
Prévoir la panne plutôt que l'espérer absente
Sur une semaine de tournage, quelque chose finira par lâcher : une batterie fatiguée, un câble qui grésille, une carte capricieuse. Les équipes qui s'en sortent bien ne sont pas celles qui ont le matériel le plus récent, ce sont celles qui ont prévu un doublon sur les pièces critiques et un numéro à appeler. Louer un deuxième enregistreur coûte quarante euros. Reprogrammer une journée de tournage en coûte mille.